Terre, je t’accueille et je t’aime!

Je vis ici, mais je ne suis pas d’ici.
Je vis sur la Terre, et je suis une âme en voyage dans ce corps d’incarnation sur la Terre.

J’aimerais que la Terre ressemble et devienne le jardin d’Éden tant convoité, auquel on doit aspirer. Je nourris cet idéal. Je m’y investis de mon mieux.

J’aimerais que l’Humanité ressemble et devienne une communauté d’entraide à laquelle on nous invite à aspirer. Je nourris cet idéal. Je m’y investis de mon mieux.

Cela dit, je choisis de me sortir des aspirations et des projections de ce que « ça devrait être ». Je sors du conditionnel, de l’imparfait et du futur. Cela est ainsi en ce moment de notre Histoire. Je conjugue le plus possible au présent et je réalise que l’accueil de ce qui EST devient en moi source de paix intérieure et de rayonnement de ce que je porte de plus beau : la Lumière!

Graduellement, je ressens de plus en plus l’amour de la Terre et l’Humanité dans l’accueil de ce qu’elles sont actuellement de ce pan d’histoire. De les aimer parce qu’il en est ainsi, comme on aime un arbre qui s’enracine dans le roc à flanc de montagne. Sous un certain angle, il n’est pas parfait. Toutefois, il l’est. Non pas parfait, mais il EST. Tout simplement. Il est ce qu’il est avec la forme qu’il a, au mieux de qu’il est.

Je choisis de cultiver en moi l’accueil du visage de la Terre et du visage de l’Humanité pour ce qu’ils sont en ce moment. Comme je choisis d’accueillir le visage de ma condition de santé actuelle, parce qu’elle EST ainsi en ce moment. Avec cet « accueil » de pus en plus vibrant à l’intérieur de moi, il y a la paix et la force intérieure qui s’éveillent par l’Amour. Cet éveil transforme mon regard sur moi, sur la Terre et sur l’Humanité pour un regard d’Amour! Un regard aimant avec aucune condition. 

L’Amour est la Clé!

Titre : Dans le ventre de la terre
Dimension : 48 x 61 cm
Technique mixte sur papier aquarelle

 ©Line Blouin

Voir sur ma galerie dans la catégorie Célébrer le féminin

Cette oeuvre a été créée spécialement pour la page couverture du livre de Sylvie Lüna Bérubé “Dans le ventre de Lüna” publié avec Christian Feuillette éditeur https://femininmasculinsacre.com/…/dans-le-ventre-de-luna/

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Les féminicides me tuent

Je tourne à contresens
Le souffle à court
Les pas d’acier

Mes mères, mes soeurs
Prises à la gorge
Mutilées par la racine

Minuit moins une
Le temps s’immobilise
Froid dans le ventre

Trop tard ce temps qu’on prend
Pour nous et pour toutes
Je suis déjà de glace

Une fois pour toutes
Qu’on se réapproprie nos vies, la vie
La vie qu’on nous a donnée et qu’on donne

Minuit moins une
M’entends-tu crier en dedans
Dans le silence des systèmes

M’entends-tu dans la rage de mon sang
Qui coule
Qui macule
Qui splashe ton écran
Qui se délave au fil du temps
Le temps que la rage de l’autre
Charcute ce qu’il me reste de dignité

La main, je te tends
Juste avant
Que le tard s’éclipse dans la nui
tLa tienne et la mienne

Ma soeur, ma mère
Quand viendras-tu enfin
Nourrir mes racines et mon panache
Te tenir debout comme un chêne
Tout à côté et même en moi
Que UNE nous soyons
Fortes et solidaires

Allo…
Es-tu encore là?

© Line Blouin

Crédit photo : autoportrait, Line Blouin

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Renaître

Renaître

Le corps que j’habite pendant ce voyage m’a tendu la main, il m’a même giflée avec pour que je puisse enfin l’écouter. Ce que j’ai fait. Dans ses murmures ignorés et par ses cris stridents, j’ai répondu à son invitation à visiter l’intime. L’intime de soi, l’intime de la relation, l’intime des choses, l’intime de la nature, de la nature des choses, de la nature de mon être.

J’ai martelé la terre de mes pas, parcouru la forêt, l’étang, le sentier, intérieur et extérieur. Avec curiosité et insistance, avec amour et paix, mon œil photographique m’a guidée au cœur de l’intime de la nature pour y découvrir l’invisible et les secrets bien cachés, prêts à se laisser dévoiler. J’en ai capté des perles et j’en ai tissé des colliers.

J’ai conclu que mon œil physique avait une perspective visuelle bien limitée. Il y a bien plus à voir que ce que l’on perçoit. Il y a bien plus à cueillir que ce que l’on croit possible. Il y a davantage de possibles que l’imaginaire peut lui-même en inventer. Le présent est un jardin fertile au-delà et en deçà de toute apparence.

Le corps que j’habite pendant ce voyage m’a tendu la main et je lui ai offert la mienne, avec cœur. D’un commun accord, nous avons choisi d’entamer cette nouvelle partie du voyage que nous surnommons ensemble « Renaissance ».

Line Blouin
Paru dans ROSE, le webzine du féminin sacré
Janvier 2020

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La puissance de l’errance

En des jours plus difficiles, où l’énergie n’est pas au rendez-vous et où les besoins du corps et de l’esprit demandent de ralentir, de me reposer, de prendre soin, de faire silence, j’accepte qu’il en soit ainsi.

J’ai finalement accepté qu’il ne me servait à rien de lutter contre nature, de chercher à nier, de tenter d’être autrement, de me culpabiliser, de me sermonner, de ressasser le passé, de m’inquiéter pour l’avenir, de m’imaginer le pire, de provoquer du mouvement… j’ai finalement accepté de laisser être le mouvement naturel.

J’ai tellement tenté de changer l’état du moment lorsque désagréable. Tous ces efforts demandent une telle énergie alors que celle-ci peut être mobilisée à autre chose de plus salutaire comme la réparation cellulaire et intérieure, la guérison du coeur, du corps et de l’âme.

Choisir de vivre les états de mon être au lieu de les nier ou de lutter contre m’a permis d’accéder plus aisément et avec plus de clarté au moment présent sachant que ce présent est vivant, en mouvance et éternellement fluctuant. C’est pour moi une manière d’apprendre et d’intégrer la notion de permanence de l’impermanence. Cela est bon et guérissant!

Maintenant, je valorise mes états d’errance en les laissant se vivre en moi. L’errance nécessaire, ce lieu de l’Être où tout semble en suspension entre deux mondes, où je n’ai de prise sur rien, où j’observe le fluide de mon histoire voguer sur la rivière de ma vie, là où je suis à la fois sujet d’observation et observatrice, là où je me donne le droit être qui je suis.

Ce lieu que je qualifie de compostage est si fertile. Sous un manteau répulsif se cache les composantes d’un tournant qui se prépare, d’une prise de conscience, d’une initiation et même d’une vie nouvelle.

L’Être a besoin de se retirer du monde effervescent pour transiter, pour se charger de sa nouvelle mission, pour intégrer le passé, pour digérer ce qui fut pour être dans ce qui est et accueillir ce qui vient. J’en ai besoin!

Je pense que la valorisation du “faire” au détriment de “être” ampute les êtres d’une grande partie de leur puissance créatrice. Non pas celle de créer un objet mais celle de “se créer”, de s’amener au monde comme on accouche et ce dans tous les aspects de son être.

Il est dorénavant primordial pour moi de demeurer à l’écoute de mon intuition et de mes mouvement intérieurs. L’Être sait. Je lui fais confiance. Je sais que la pulsion intérieure de me retirer, de faire silence, mérite d’être entendue et respectée tout comme les élans de me manifester par la matière dans le monde.

En allant un peu plus profondément dans l’écoute de mes élans, la porte s’ouvre sur leur motivation. Les temps d’errance favorisent la pleine conscience sur ce qui me motive à agir, à prendre des décisions, à m’arrêter, à me retirer. Est-ce que je répond à un besoin fondamental ou est-ce que je suis en pleine réaction à une blessure intérieure?

Peu importe la réponse, la puissance amoureuse de l’errance agit en silence, en accord avec mon être en mettant un baume là où c’est nécessaire, souvent à mon insu derrière le rideau de scène de ma vie.

J’honore ce processus de grande transformation, de transmutation et de transcendance.

Line Blouin
Réflexion sur le processus intérieur de guérison
18 septembre 2019

Image : “Le temps se dépose” (collection privée)
Line Blouin, technique mixte sur papier

Lecture suggérée : “Tant d’hiver au coeur du changement” de Michèle Roberge

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Je peins par amour, pour me donner la vie!

Je suis en amour!

En amour avec la couleur, avec l’odeur de la peinture, avec la texture des pastels, avec la vibrance des couleurs sur la toile et avec les images qui se bousculent en moi pour enfin se donner vie sous mon pinceau!

Je suis en amour!

En amour avec tout ce qui m’est donné à voir, à sentir, à goûter, à toucher, à ressentir, à entendre! Je suis en amour! Je danse la vie!

Je vous présente la Danseuse, une femme joyeuse et vibrante. Sous le regard envieux du jour, elle ondule au rythme d’une mélodie secrète embrassant la musicalité du temps. Elle célèbre sa lumière, honore et danse la vie.

De mon imaginaire, la Danseuse émerge d’un tourbillon frivole insaisissable. Son agilité et ses mouvements précipités m’invitent à m’abandonner, moi aussi, à l’effervescence qui émane de mes profondeurs. Mon pinceau se séduit de son envol joyeux. La Danseuse m’enchante par sa candeur et sa vitalité dans le déploiement de ses ailes.

« Je déverse au jour tes couleurs les plus subtiles et les plus raffinées, me dit-elle. Ta couleur est unique par ton enthousiasme, ton côté enfant, celui qui aime danser la vie et l’amour. Ouvre grand les bras aux mouvements et aux balancements du rythme cyclique du temps. La vie s’exprime dans tout ton corps qui a besoin de se mouvoir dans la joie pure de bouger. Entre dans la danse, suis la cadence, abandonne l’errance, ancre ton essence… Danse la vie!»

Line Blouin
Paru dans ROSE, le webzine du féminin sacré
Mai 2016

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Vivre et survivre

Je serais en deuil aujourd’hui. En deuil d’une dame connue il y a 15 ans, plus âgée que moi et rencontrée dans une formation psychocorporelle. Ça a cliqué tout de suite. Nous portions le même nom, notre nom d’âme!

J’écris à l’imparfait car il est possible que la suite béante de cette rencontre soit imparfaite.

J’étais en pleine séparation. Le père de ma fille et moi traversions un tsunami. Je traversais un tsunami. C’est lui qui a pris la décision, c’est lui qui a chois le moment pour me l’annoncer, c’est lui qui a choisi de prendre le contrôle de que je croyais être la dernière étape de la relation…. Belle illusion! C’est moi qui ai choisi, inconsciemment, de lui donner les rennes de ma vie, à ce moment-là et bien avant aussi.

J’ai vogué bien longtemps sur les flots de la vie dans la barque de la survivance et voilà que je m’y retrouvais à nouveau et pas simplement à cause d’une séparation prévisible mais parce que je m’y trouvais depuis des années. Une survie affective, en quête d’amour pour remplir un puits béant laissé derrière par une enfance parsemée d’abandon, de jeux de pouvoirs, de manipulation, de rejet…. Je n’étais encore qu’une enfant dans un corps de femme qui avait enfanté à son tour.

Je serais en deuil aujourd’hui si j’avais poursuivi la relation avec cette belle dame, artiste peintre elle aussi.  J’écris au conditionnel car il y a effectivement une condition à cette relation, celle de la nourrir. Comment nourrir une relation quand on est soi-même en état d’inanition affective? Comment trouver l’élan vers l’autre quand on a besoin de faire graviter les autres vers soi pour être nourri?

J’étais en survie émotionnelle et affective!

Jamais Oxfam ne donne à ce genre d’état de survie insidieuse, invisible, destructrice, manipulatrice et extrêmement souffrante. L’énergie de la survie ronge les surrénales, le moral, les relations et repousse la pulsion de vie et l’intuition féminine. Elle se veut protectrice des acquis et répète qu’ « un vaut mieux que deux tu l’auras » et « contente toi de ce que tu as et compte toi chanceuse ».

À naviguer sur les flots de la survie m’a bien souvent écartée de ma vie créatrice. La survie et la vie sont façonnées de la même matière et de la même force sans en posséder les mêmes attributs. La survie réduit le champ de vision. La vie éclaire l’horizon.

Combien de portes ai-je refermées derrière ou devant moi?Combien de chemin ai-je écartés de mes plans?Combien d’opportunités de nourrir mes élans créateurs ai-je occultées?Combien de projets avortés?

J’ai souvent choisi de me noyer dans les eaux troubles au lieu de surfer sur les vagues puissantes de la vie par peur de tomber à l’eau sans savoir si je pouvais y nager.Faire l’effort de monter sur la planche de surf, d’avoir l’air ridicule ou malhabile, de tomber et de ne pas me relever et surtout de perdre ce qui est sans savoir ce qui sera.

J’ai maintes fois renoncé à déployer cette énergie pour m’engager sur une voie dévorante qui mutile l’âme. La survie ronge les projets, dévore la vie et laisse derrière elle le gout amer de l’abandon de soi, de la non-reconnaissance de soi et contribue à nourrir le manque de confiance en soi.
Ce matin, j’éprouve le sentiment d’une profonde compassion pour celle en moi qui a bien souvent emprunté cette voie.

De la compassion et de l’amour pour elle, cette enfant blessée qui a refusé de grandir car elle a eu peur de la force vitale qui m’habite. Elle avait introjecté que la vie n’était pas pour elle ou pour nous deux, seulement pour les autres et elle a choisi de regardé le spectacle au lieu d’en faire partie.

Cette enfant a grandi en moi et a tenu les guidons de ma vie, souvent, pas tout le temps, de moins en moins.Ignorée trop longtemps, je sais maintenant qu’elle fait partie de ma vie et de ma pré-histoire de vie. C’est là d’où je viens.

Et c’est avec elle que j’avance maintenant en surfant sur les flots nourrissants de la Vie!

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Honorer le germe

Le tapis blanc de l’hiver emmitoufle la terre et donne l’illusion que tout est en dormance. Plusieurs d’entre nous ressentent l’impatience d’un printemps hâtif qui promet chaleur et couleurs. D’autres fuient le froid vers des contrées plus clémentes, disent-ils. Pourtant, les apparences sont souvent trompeuses car tout est en mouvance dans l’invisible, dans l’enfouissement des profondeurs de la Terre, au cœur de la matrice.

N’en n’est-il pas de même pour nous ?

Pour un instant, mettons de côté le rythme que nous nous imposons par la vie professionnelle nord-américaine occidentale compétitive, productive…

Pour un instant, prenons ce moment pour revenir à l’humain qui se terre dans son rôle familial, dans son masque social et dans ses activités. Prenons le temps de cette lecture pour guider la conscience dans l’essence même du Vivant en Soi. Ce n’est pas parce que nous conduisons des voitures et que nous voyageons de la Terre à la Lune que nous contrôlons tout, pas même la nature ; nous en faisons partie. Nous faisons UN avec elle. Nous sommes la nature. Et à observer tous les mouvements de Mère Nature ces temps-ci, nous ne pouvons que nous incliner devant sa force, sa puissance et son impressionnant mouvement. Nous croyons subir ses intenses raz-de-marée, ses tremblements de terre, ses tsunamis. Toutefois, nous faisons partie du mouvement de la vie, nous sommes le mouvement, nous nous mouvons avec elle, par elle, en elle. Nous sommes UN.

Quel est le mouvement qui vous habite, intérieurement, en silence ?

En cette période de l’année, nous sommes un Être Vivant en hiver. Ici, dans notre occident nord-américain, c’est l’hiver. Nous participons, qu’on le veuille ou non, à ce cycle de la vie. Nous sommes dedans. Rien de mieux qu’une bonne tempête de neige pour saisir totalement l’essence de l’hiver. Souffleurs, pelles, déneigeuses, stationnements embourbés dans l’urbanité, voilà autant d’indices que les cristaux de neige ralentissent la vitesse à laquelle nous nous précipitons dans le moment présent, sans pour autant le savourer, car nous nourrissons le dépassement de soi et des autres en rivalisant avec soi-même et avec les autres, en tentant de trouver notre identité au coeur dans la jungle de la société moderne. Heureusement qu’existent les centres de skis pour goûter les joies de l’hiver et surfer sur ce magnifique tapis blanc ! Heureusement qu’existent les âtres dans lesquels l’odeur du bois en fusion invite à la détente, au repos, à la douceur de l’intérieur ! Avec un bon chocolat chaud !

Le germe de la carotte ne donnera jamais un navet !

L’identité de la carotte est claire et nette, elle est dans son germe. Vous n’en doutez même pas. Nous faisons connaissance avec son identité au moment où elle se pointe à la surface du sol. Et ce n’est pas en hiver que ça se passe. L’hiver, la matrice se régénère, se repose, prend des forces, assimile, intègre ; elle semble attendre. Elle nourrit silencieusement la vie pour donner la vie car, bientôt, elle portera le germe de la carotte à terme.

Êtes-vous trop en mouvement pour ressentir le mouvement de la vie intérieure ?

Honorer la vie, c’est savourer les saveurs au cœur du cycle de sa vie. Dans quelques semaines, les érables se réveilleront sous les doux rayons du soleil printanier et nos papilles se réjouiront, encore une fois, de cet élixir merveilleux que seuls nos érables, nourris par la matrice québécoise, savent nous offrir sur une palette de bois, années après années.

Je ne veux pas vous presser… mais il ne reste que quelques semaines pour savourer l’intériorité de l’hiver et pour en cueillir les cadeaux. Déjà, l’ensoleillement s’étire dans mon agenda et dans ma cuisine. Dans quelques semaines, nous serons tous stimulés par la luminosité éclatante et par tout ce qui se trouve à l’extérieur de soi. Alors que chaque cycle ou chaque mouvement de vie appelle sa couleur, je vous invite à prendre le temps de savourer et de matérialiser les saveurs et les couleurs de l’intériorité en honorant le germe de vie qui se love au cœur de votre être. Honorez votre essence afin d’accueillir et de cueillir Qui vous êtes et afin de récolter, au moment venu, les fruits de vos entrailles, de votre matrice, de votre créativité, de votre germe de vie.

À chaque cycle sa saveur et sa couleur. Honorer chacun de ses mouvements intérieurs favorise la fluidité avec les mouvements extérieurs. L’impression de subir sa vie se dissout et la sensation de participer au mouvement de la vie et d’en être co-créateur se répand dans chacune de nos cellules et dans chaque geste du quotidien.

C’est par la peinture que je choisis d’honorer mon germe de vie en créant des images qui émergent de mes profondeurs et qui me révèlent et me rappellent Qui je suis et que, inévitablement et au moment venu, je récolte l’essence même de ma propre nature. Par la peinture, je me laisse guider par les couleurs, les formes et par le processus même de la mise en image sans nécessairement en connaître le résultat préalablement. Tout ce que je connais, c’est l’intention de départ ; celle-ci est pure et définie et son accomplissement s’effectue dans la souplesse. Je laisse évoluer le germe de l’intention en suivant le rythme du mouvement créateur. La patience et la persévérance, dans le lâcher prise, sont au rendez-vous. N’est-ce pas un mouvement créateur inclusif de toutes les parties de mon être : le rationnel et l’irrationnel.

Par saine contamination, le processus par la peinture m’aide à lâcher prise dans la vie quotidienne car, dans le quotidien de la vie, nous ne connaissons pas toujours le « comment » car il est du domaine de l’Univers. Nous avons le pouvoir, j’entends même la puissance, sur l’intention, sans savoir « comment » nous y arrivons. Lâcher prise sur cette partie de la réalisation crée la fluidité nécessaire afin d’accueillir les résultats de l’intention. Accueillir ce qui est. Cueillir le germe à sa maturité.

Il y a de ces moments où je sens que la vie me porte dans une direction, celle de mon intention. Je me porte avec la Vie. Je me sens aspirée et inspirée à agir d’une certaine façon, à poser certains gestes et à faire certains choix. Je me sens alignée dans mon intention de me créer. Pas à pas, j’avance vers moi.

Afin d’offrir une nouvelle direction à votre vie qui vous conduit davantage vers vous que vers l’extérieur, accueillez et laissez circuler les mouvements intérieurs et offrez-vous l’opportunité d’exprimer vos images intérieures (sensorielles) par la peinture dans l’espace du lâcher prise et de l’accueil des cycles de la création de soi. Permettez à votre créativité de contaminer sainement toutes les sphères de votre vie afin d’honorer et de nourrir le germe qui germe en vous.

En cette fin d’hiver qui nous achemine doucement vers la Pâques, que le germe de vie en vous s’élance vers la renaissance et l’éclosion de Qui vous êtes.

Line Blouin

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