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J'ai vécu et je vis encore
un parcours transformationnel avec l'art

pour émerger à ma véritable nature

qui m'a ouverte à...

acceptation - patience - humilité - vulnérabilité - lenteur - gratitude - amour infini - Grâce - abondance - impermanence

grâce à...

peinture - dessin - écriture - présence - mouvements bienveillants du corps - nature - respiration consciente

L'être humain est une oeuvre d'art qui s'affine tout au long de sa vie par la conscience d'amour et la présence qu'il s'offre.

Mon histoire avec l’art débute en 1979, l’année de mes 20 ans. Mon chemin à l’écoute du corps débute à l’âge de mes 17 ans alors que je souffrais de migraines épouvantables depuis déjà 12 ans.
Voici quelques tranches de vie marquantes qui en ont définitivement changé le parcours et ouvert ma conscience sur l’unicité de l’Être. 

L'art et le corps

C’est au début des années 2000 que j’ai saisi la véritable puissance des images réparatrices.

En 1999, je fus l’une des 36 survivantes d’un grave accident d’autobus en Thaïlande. D’importantes blessures physiques ont nécessité l’hospitalisation, la chirurgie et le transfert au Québec sous assistance. Une expérience traumatisante que le corps et tout mon être ont eu à gérer, à vivre, à intégrer. Il m’aura fallu plus de 10 ans pour m’en libérer.

À l’époque, je ne pouvais pas me douter de l’impact évolutif de ce tragique évènement. 

Au cours des semaines suivant l’accident, mon corps est devenu « la priorité ». La souffrance de ma psyché s’est fait entendre, elle, beaucoup plus tard par, entre autres, une série de nuits d’insomnie. J’étais devenue l’ombre de moi-même – en chemin vers sa lumière. Pour me sortir de cette impasse, j’ai choisi de rencontrer un médium; il me posa une question toute simple qui modifia le parcours du reste de ma vie. 

 

Qu'est-ce que vous aimez le plus au monde?

Peindre, lui répondis-je.

Alors, à tous les soirs avant d'aller au lit, préparez votre matériel à peindre, votre chevalet pour le lendemain. Et, à chaque matin à votre réveil, sans attendre, peignez!

C'est parfois dans la simplicité que la Grâce agit et que le miracle opère. La présence consciente est un allié pour se rendre disponible.

Ce que j’ai peint m’a changée à jamais. À partir du premier matin, ma relation à la peinture et à la femme que j’étais en voie de devenir s’est magnifiquement transformée, je me suis transformée.

Par les images parlantes que j’ai peintes, j’ai pu accéder au sens de l’accident et des souffrances de mon corps, pour moi. La peinture, le dessin et l’écriture sont devenus mes précieux alliés, pas uniquement pour leur apport dans la compréhension mais surtout pour leur rôle dans la transmutation du trauma. Depuis, l’expression artistique est mon outil privilégié pour décoder, transformer et intégrer. 

Précieux alliés

Les images qui naissent sous mes crayons, pinceaux et mes mains, par l'écriture et la présence consciente m'aident à décoder les messages que mon Être me transmet. Elles me permettent d'entrer en relation intime avec le Génie en moi, le Moi Supérieur, la Sagesse Divine, peu importe son appellation... Au fil du temps, la relation avec mon Être véritable se raffine et s'unifie. Je me sens devenir UNE.

Je me sens UNE quand je ...

Quand le corps dit non

En 2019, une nouvelle initiation par le corps m’attendait silencieusement dans le tournant. Mon corps s’arrête. Il dit NON. Diagnostic d’une maladie auto-immune, médicaments puissants, bascule du sens de ma vie, perte de repères…

La grande bascule

Vu l’intensité de la douleur et l’immobilité qu’elle engendrait, il me semble ne pas avoir eu d’autres choix que de l’entendre et de m’y soumettre. J’aurais pu choisir de m’ensevelir dans l’impuissance, la colère, la tristesse, le désespoir et l’incompréhension qui avaient pris demeure avec la douleur physique. Des réactions tellement naturelle après un choc pareil. Tout mon être a perdu pied. Je me suis sentie perdue! Je n’avais qu’un désir, reprendre ma vie d’avant. Ce qui n’est jamais possible puisque « Tout passe  » et se transforme. Un petit bout de phrase de Nicole Bordeleau que j’ai fait tourner dans ma tête, comme un mantra; me rassurant que cette situation ne serait pas éternelle.

J'ai eu l'impression de vivre avec une étrangère

Même si je ne me reconnaissais plus, il s’agissait bien de moi, de mon corps qui se faisait le porte-parole de mon âme et de ma mission de vie qui poussait de l’intérieur pour éclore. Comme le dessin intitulé « Plonger » que j’ai créé à cette époque où mes mains n’étaient habiles que pour les petites traits lents et doux. J’ai voulu dessiner la cassure, car je me sentais cassée. Et à bien y regarder, j’y ai vu l’ouverture, comme une éclosion.

Je voulais retrouver mon corps d’avant. De son côté, il voulait m’amener dans l’instant présent, dans l’accueil et l’acceptation de Ce Qui Est. Un passage obligé vers la liberté d’être.

Plonger

Parce que je me suis sentie complètement dépassée, j'ai PLONGÉ dans un grand mouvement d'abandon à Ce Qui Est, dépourvue de quelque prise que ce soit sur les événements de ma vie et sur mon corps. J'ai libéré des émotions, des énergies stagnantes et des pensées récurrentes qui se sont décristallisées par la sagesse intrinsèque du corps. 

C'est dans ce plongeon que j'ai saisi là où mon corps voulait m'amener; en fait, il m'indiquait un chemin. Pourquoi résister? Avais-je le choix? Oui, le choix de choisir de le suivre. Ce que j'ai fait.

Vu l’état lamentable d’inflammation de mes mains, il n’était aucunement question de peindre. J’arrivais à peine à écrire quelques lignes. Alors, avec un crayon de plomb lâchement tenu, sans forcer, je l’ai laissé danser sur des papiers. J’ai imprimé mon état et cela m’a fait du bien. Au final, j’en ai fait une série de dessins dont fait partie « Plonger ».

Du dialogue avec les images au dialogue avec le corps

J'ai fait de même avec mon corps, comme si mon état était une image que j'avais créée. Je me rapprochais d'une certaine vérité.

En dessinant, je me suis extirpée de l’impuissance pour entrer en contact avec mon pouvoir intérieur. J’ai dessiné la douceur, la sensibilité, la douleur, la fragilité, la cassure et la beauté. Et cela était beau à voir. Ma condition, que je qualifiais de morbide, arrivait à créer de la beauté et cela m’a mise en Joie. 

Au cours de cette période, j’ai affiné la relation avec mon corps par le dessin d’abord et ensuite la peinture. Tout s’est transformé en moi. Je ne voyais plus la relation de contrôle que mon corps avait sur moi, mais bien une relation intime dans laquelle nous étions devenus amis. Il est devenu mon baromètre, mon Météo Média à moi.

 

De l’incompréhension, j’ai glissé vers la relation, de la tristesse à la Joie et de l’impuissance à la collaboration avec le corps que j’habite, avec les émotions qui me traversent, avec les pensées qui m’assaillent et les sensations physiques qui deviennent des images réparatrices avec lesquelles je choisis de dialoguer.

Je te vois

Mettre en image les ressentis comme la douleur, la colère, l'impatience... fait respirer les zones du corps contractées, là où la vie peine à circuler. Dessiner, peindre et modeler donnent à voir ce qui appelle à être vu et entendu.

Apparaître, puisque nous sommes plus grand·e que nature!

Notre véritable condition physique, psychologique ou émotionnelle apparaît devant soi sous une forme quelconque. Maintenant à l’extérieur de soi, il est impossible de nier ou de fuir. Il devient possible d’établir une relation avec ce qui était impalpable et invisible et d’une évidence que cela existe en soi. 

Je me sentais comme une coquille vide. Pourtant, sur cette petite peinture de 2020, cette coquille semble pleine, fermée, mais pleine. Des perles à découvrir!

La meilleur chose qui me soit arrivée

Je ne sais plus d'où je viens. Je ne sais plus où j'en suis. Je ne sais pas où je vais. Je ne sais plus rien. - 2019

Dessin au pastel gras comme une coquille ouverte avec une branche qui en ressort à droite
Plonger - pastels gras sur papier Sommerset - ©Line Blouin

Cassure ou éclosion?

Je suis surprise de découvrir autant de cadeaux dans mes dessins. Je dessine la cassure, car je sens que la vie m'a cassée. Quand je regarde mon dessin, j'y vois la libération de quelque chose, l'éclosion qui me permet de plonger en toute confiance. - 2020

Quand le corps dit non

Ce jour où j'ai saisi qu'il me montrait un chemin, je me suis définitivement arrêtée avec lui. Je me suis enfin déposée dans mon corps au lieu de le fuir, je suis entrée dans la douleur au lieu de la combattre et j'ai observé le mouvement de vie s'installer. Je l'ai dessiné et j'ai mieux vu la guidance que mon âme me tendait.

La nature

Quand je me laisse respirer par la nature, je me dépose en elle, comme dans les bras d'une bonne maman, comme sur le sein de la Mère Terre. Je me régénère, je fleuris à nouveau. - 2019

tableau d'un gros arbre bleu avec une lune dedans et une ballerine en bas à droite qui danse devant une chaloupe
Plus grande que nature

Passer par la rencontre avec notre corps, aller à son écoute, découvrir son langage, dessiner et peindre les ressentis et dialoguer avec les images établit la relation et l'unité avec toutes les dimensions de notre Être.
Il s'agit d'une expérience transcendante et profondément spirituelle qui passe par le corps dans l'ici et maintenant!

Certaines personnes s'expriment suite à mes ateliers

Line Blouin