J’entends mes grands-mères dans le vent
720.00$
Acrylique, technique mixte sur toile – 51 x 76 cm
Je les entends, ces femmes de ma lignée, de nos lignées, dans leur résilience, leur force, leur pouvoir de transformation, leurs rires, leurs amours, leurs secrets bien gardés pour résister et survivre et transmettre du mieux qu’elles le pouvaient. Dans leur impuissance aussi, leur renoncement, leur colère, leurs hurlements intérieurs, dans leur dépression, femmes de leur temps et de notre temps encore malheureusement.
J’ai hérité de mes grands-mères. Un héritage de survivance, de force, de courage, d’engagement et de mise au monde. Je m’en suis fait un compost nourrissant pour mon jardin intérieur, pour ma reliance aux générations passées et à venir et qui a fait de moi celle que je suis et à en devenir encore. De ce terreau, en mon coeur, est née la JOIE, comme posture, comme choix.
La JOIE qui n’exclut rien, inclusive de tout le panorama de ce monde de maintenant et du passé. La JOIE comme une danse, un cantique, un tableau, une poésie pour déceler les perles de sagesse, la beauté dans tout ce qui est, dans le sourire en coin, dans la brindille au vent, dans l’infiniment petit et l’infiniment grand, dans les plus grandes souffrances, les plus puissants défis, dans la noirceur comme dans la lumière, dans l’ultime Sagesse.
La JOIE comme posture, un choix et un engagement que j’ai contracté avec moi-même, avec la vie, alors que mon corps ne voulait plus avancer… il n’y pas si longtemps – comme quoi la souffrance et la douleur engrangent des perles. J’ai réalisé, enfin, qu’il ne me restait que la JOIE. Tout ça et rien que ça. La Grâce!
Ma meilleure alliée pour recouvrer la vitalité, la santé globale pour m’accomplir dans ma « mission » en cette vie. Vivre entièrement l’essence de mon être avec constance et engagement. Un chemin choisi.
« Une fois que nous commençons à ressentir profondément la texture de notre existence, nous commençons à exiger de nous-mêmes et de nos engagements qu’ils soient en accord avec cette joie dont nous nous savons capables. (…) La joie n’arrive pas lorsque l’on évite la douleur, mais en luttant dans et à travers elle. Faire de l’espace aux sentiments collectifs de rage, de deuil, ou de solitude peut être profondément et intimement transformateur. » Audre Lorde dans Architectures de la joie
« Détricoter les vieilles règles enfouies pour intensifier nos vies. C’est aussi ce qu’on appelle la joie. » Anaïs Barbeau-Lavalette dans Architectures de la joie
*Architectures de la joie de Anaïs Barbeau-Lavalette et Steve Gagnon





